Palerme et le retour

Samedi 30 avril 

28°et vent fort, après la montée à 3000 et les pieds dans l'eau de la veille, je dois faire appel au dieu Paracetamol pour la fille mais aussi le père. Et là, plus question de se mettre en chemin à la recherche d'un doctor car la dame du camping qui parle bien français me précise : bouchon sur Palerme. Une heure généralement pour aller au port mais il faut compter 2 parfois 3 heures.
Voilà comment on me rassure..... donc s'est décidé, on part de bonne heure... 17 heures pour être en avance au porto de Palermo. Le GPS est toujours mon ami sauf que c'est un enfoiré....  (excusé mon franc-parlé disait Coluche) il m'a bien mené directement au bureau de la compagnie maritime. Enfoiré parce que les rues qu'il m'a fait prendre n'étaient pas celle dont j'avais rêvé. Des rues faites pour les Fiat 500 ou les limousines se garent de chaque coté .. et moi je fais comment ? 

ALLEZ TOUT DROIT ! Sympa le GPS... je voudrais bien.. mais je peux point..... !!!! Alors, j'attends, j'avance, j'attends.. ça gueule... j'avance.. je gueule (en français je suis assez fort pour ça....) des scooteurs à gauche.. à droite.. devant.. derrière dans la caméra de recul.. je suis tout de même rassuré, j'en ai pas vu sur le toit et surtout sous le CC.

Petite rue étroite. Je maudis l'inventeur du Global Position Système... je suis coincé entre les Fiat et les .. Piaggio devant un garde-barrière qui vient de baisser les barrières dans ce quartier visiblement très populaire, trop populaire. Les scooters passent entre les barrières. Ils ont parfois un casque, parfois un téléphone à l'oreille, parfois une main collé au klaxon et toujours pas de train à l'horizon. Le gardien est confortablement assis à discuter avec des amis et nous on attend. Derrière klaxon sur klaxon... cela double, passe à ma hauteur et s'arrête. Heu Monsieur, je fais comment après ? Voilà une question à la française sans aucune possibilité de traduction italienne. Le type me regarde en ce demandant ce que j'avais.... Bon ! 
10mm sont passées quand enfin un train qui déboulle à... 10 km/h au bas mot..... passe avec 3 wagons ! Wouahhaou ! 
C'est bien après son passage que le garde-barrière se lève et à commence à tourner la grosse manivelle dont je me souviens avoir vu dans ma jeunesse en France ce qui fera lever les barrières. Nous sommes au pays de la Scuderia et des lors...le signal est donné.. vaut mieux serrer les fesses. Finalement je suis bien plus gros qu'une Fiat 500 alors ce sera moi qui donnerai le départ de ceux qui sont derrière  surtout que le terrain s'annonce quelque peu chaotique. J'arriverai sans encombre au bureau  et sans me faire arrêter par de faux policiers; J'en profite pour demander le prix d'une cabine vu que Meije n'est pas bien en bonne forme. 250 euros en plus. Finalement j'aime les Pulmann !!!!! 
18h, je suis dans les premiers en attente d'embarquer. Juste un CC allemand avec on a papoté toute la nuit (par geste je vous rassure) et une Clio grenobloise (enfin un compatriote) Z'êtes pas au courant me dit il ? j'ai reçu un SMS... 4,30h de retard ! Non ? Si !
Nous allons donc prendre notre mal en patience. Le quai se rempli doucement, Meije regarde la télé couché au fond du lit, quelques CC arrivent (15 en tout) des motos, des PL.... 
Départ prévu à 22h, il est 23h30 lorsque des lumières apparaissent enfin au loin. 1000mg de Paracetamol plus loin et donné par le couple allemand en CC Meije admire ce grand et beau bateau accoster et manoeuvrer dans la nuit. C'est la première fois qu'elle voit un aussi grand bateau. 
Il est Splendid Papa ce bateau ! Ca tombe bien ma fille, c'est son nom.

De Splendid il n'aura que le nom car une fois dedans et quelques 21 heures de traversée plus loin, il faut reconnaitre qu'il a bien vécu, est bien rouillé partout, bien repeint quand même pour masquer, bref... bien crado !. 
Les WC sont... odorants malgré l'effort de l'équipage pour maintenir un certain état de fraicheur. les boutiques.. fermées.... les hommes d'équipage.... tirant la tronche.... Seul bon souvenir restera ce groupe de retraités dijonnais (ça c'est mon coté chauvin qui ressort) avec qui je taillerais un longue voir très longue bavette avec eux connaissant tous leurs quartiers et eux les miens. Pire.... attendez..... Catherine.. viens voir.... y a un monsieur du Progrès de Lyon. 
Elle est du BP (entendez par là du Bien Public, le journal de Dijon ou j'ai fais une partie de mon apprentissage)  Ah mais vous avez connu intel et intel ? et patati et patati et copain comme cochon au final !!!!
Voilà quelques longueus minutes de pasées histoire de casser la monotonie de la routine qui c'est installée sur ce vieux raffiot.

Meije dans l'histoire ? je l'emmène à l'infirmerie.. trouve l'infirmier du navire (avec galons) qui parle un peu anglais et italien et moi ni l'un ni l'autre.  

Fiever (Elvis ?) ah non ma fille ?  I think yes (admirez mon anglais) 
Thermomètre sous le bras 37,4° all right ! Thank you Sir !
il a préparé
- une mixture de gouttes  d'essences essentielles pour la gorge m'a til dit....
- un Paracetamol 1000 à boire de suite
- m'a donné 4 cachets de sulfamines (c'était aussi marqué Gorgonzola je vous jure j'ai pas osé rigolé.... ) à prendre toutes les 8h.. pour les poumons.
 En allant chez mon médecin en rentrant, Sulfamines n'est visiblement pas connu mais la gamine allait mieux ce soir.

Au fait, on est arrivé à minuit à Genova.. débarqué à 1h du matin et je prenais l'autoroute jusqu'à ce que la fatigue eu raison de moi à 4h à l'approche du Fréjus.
Je mets l'Alde en route et me couche à l'arrière avec ma fille..... 6h je me réveille visiblement frigorifié. C'est quoi ce bordel encore.. y marche pas ? 
RIEN. le niveau de Glycol est à son plus bas. Ben je reprends la route on verra plus tard. Régulièrement j'ai une tache sous le CC .. cela sort d'un des trois tuyaux proches de la chaudière. Je descends à Chabeuil vers Valence afin de laisser Meije vers sa maman qui a louée un mobil pour la deuxième semaine de vacances, mange un bout et reprends la route tout en obtenant un RDV par téléphone chez mon médecin pour 17h45. Antibiotique pour calmer le jeu. 
Et Meije ? aux dernières nouvelles elle se portait comme un charme...
Ce soir, pendant que je tape ce texte, j'ai remis de l'antigel dans le vase d'expansion et remis en route le chauffage pour voir.. impeccable tout est reparti 
Dure journée quand même !!! 

Date de dernière mise à jour : 06/11/2011